Les insectes

Saviez-vous qu’autrefois le homard était considéré comme une nourriture pour les pauvres? En effet, aux XVIIe et XVIIIe siècles, le homard était si abondant sur la côte nord Atlantique des États-Unis, qu’il était souvent donné aux détenus ainsi qu’au bétail comme nourriture bon marché! Les choses ont depuis beaucoup évoluées pour ce crustacé qui est désormais vendu comme plat de luxe dans les meilleurs restaurants du monde.

L’exemple de l’évolution du homard au niveau de notre consommation représente bien l’évolution de la nourriture en générale. Les choses changent vite dans le monde de la nutrition humaine et la rapide ascension de la consommation d’insectes comestibles à travers le monde représente ce changement à l’échelle planétaire. Il sera donc de moins en moins surprenant de voir des produits alimentaires à base d’insectes arriver sur nos tablettes d’épicerie.

« Les insectes ont tendance à se regrouper entre eux peu importe leur environnement, qu’ils soient à l’extérieur dans un vaste espace ou dans un espace confiné à l’intérieur » explique un ancien économiste devenu producteur de criquets dans les cantons de l’est, région pionnière au Québec pour l’agro alimentation durable, la permaculture. Les bienfaits au niveau de l’environnement sont indéniables si on compare cette pratique à celles préconisées par le secteur agricole que l’on connait depuis toujours. 

Le problème avec la consommation d’insectes est qu’elle est toujours mal-vue surtout par les occidentaux qui entretiennent les mêmes préjugés que ceux attribués aux homards à l’époque. Il faut changer la perception des gens face aux insectes. Qui sait, peut-être aurions-nous moins de dédain pour la consommation d’insectes si les grands restaurants commençaient à servir des criquets et des coquerelles pour 98$!?

Chose certaine, je vais continuer à graduellement intégrer la consommation d’insectes à mon alimentation de manière à documenter son impact sur plusieurs aspects nécessaires à ma santé : Digestion, sommeil, performances cognitives et niveaux d’énergies seront tous des facteurs étudiés afin de mesurer concrètement l’impact de la consommation d’insectes.

Traduction: Max Gosselin
Texte original